Chapitre II
Elle a mal, je le sens, je le sais… Quand je vois Ses amis, quand je parle à Sa famille, quand je ris avec Sa vie…
Mais Elle reste loin, cachée au fond de ma tête, dissimulée. Mais pourquoi ?
La nuit des images me viennent, des images d’Elle, de Sa vie, de Ses souvenirs. Sait Elle que je vois Ses rêves ? Sait Elle vraiment ce qu’Elle fait, ou ne fais pas ?
Cette nuit des images me sont « revenues » si on peut dire. Je vois un volant, une route, la nuit. Et je conduis, de plus en plus vite, les larmes qui coulent de mes yeux me brouillent la vue, je ressens un vide immense en moi, une haine terrible aussi.
« Les faire souffrir comme j’ai souffert, les faire se haïr comme je me hais »
Mais rien ne semble me soulager, rien n’arrive à sécher mes larmes, mon pied appui sur l’accélérateur, mes mains se crispent sur le volant, un hurlement sort de mes lèvres et…je me réveille en hurlant encore, la sueur coule le long de mon dos, ma respiration est haletante…puis je me rendors presque instantanément.
Au petit jour il ne me reste qu’un vague souvenir, celui que l’on garde des rêves trop embarrassants, trop angoissants, ceux dont on voudrait n’avoir aucun souvenir.
Je sais bien que ce ne sont pas mes rêves ni mes souvenirs, mais je ne peux m’empêcher de penser « pourquoi ? ».
Je me suis inconsciemment donné comme mission de tout savoir, de tout recoller, mais en faisant cela est-ce que je ne vais pas disparaître ? Retrouver Ses souvenirs la feraient revenir non ?
Et si Elle reviens, je n’existe plus…ai-je jamais existé d’ailleurs ? Après tout c’est moi l’inconnue, moi la nouvelle, moi qui ai pris sa place !
Non pas Sa place, pas « pris », c’est Elle qui me l’a donné !! Elle !!!
Des fois je La déteste, je hais ce qui est en moi, je hais la sentir « éveillée » dès le matin avec moi, je hais cette « présence », savoir ce qu’Elle ressent pour telle ou telle personne.
Mais en même temps…je sais qu’Elle souffre, ou du moins qu’Elle soufrait. Mais j’en ignore la cause.
Commentaires
appel à la révolution ...
Par jfred le 21/11/2006 à 23h29
en même temps, on ne peut pas s'empêcher de faire le parallèle
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