Chapitre III
Elle est morte...juste morte...comment ne l'ai je pas deviné ? c'etait tellement évident pourtant...
Elle est morte quand je suis née, ce n'etait pas un accident, je le sais maintenant...je me souviens...
Cet arbre dans lequel elle fonce, ce chemin loin de tout, la voiture qui accélère, le choc...puis la douleur...puis...Plus rien...
Elle est morte car elle s'est tuée...comme ça, d'un coup sec, rapide, efficace...
Je la revois encore, ses larmes brulantes sur sa joue, son coeur comme endormi par la douleur, ses lèvres serrées, tout comme ses mains sur le volant...
Oui, elle s'est tuée pour revivre...pour me donner la vie, et une chance de réparer, d'être, ce qu'elle aurait du vivre elle. Elle souffrait tant...tant...les souvenirs me reviennent...
Elle était très amoureuse, je me souviens, mais elle avait deja tellement de restrictions, persuadée que le bonheur n'était pas pour elle, jamais.
Oui déja avec lui ses sentiments étaient confus, on aurait dit que plus il lui donnait d'amour, plus le sien disparaissait...
A chaque "je t'aime" qu'elle prononçait, son esprit lui répetait : non, bien sur que non, tu vas l'abandonner, lui aussi, un beau jour, ou un mauvais qu'importe, il va disparaitre lui aussi, et ce sera bientot fini...
Mais lui y croyait, il voulais vraiment y croire, et plus il y croyait, plus elle s'éloignait, elle le savais, le sentait, mais elle ne disait rien...pas un mot...elle laissait faire...
Elle sentait ce bonheur qui lui échappait, et elle ne faisait rien...jusqu'à ses mots à lui...jusqu'à ce qu'il parte, lui disant qu'il attendrait, qu'elle soit prete, qu'elle l'appelle...
Elle savait très bien que s'il partait jamais elle ne le rappellerai, comme toujours...déja les souvenirs s'envolaient...son coeur se fermait, elle le sentait aussi...
Elel pleurait dans ses bras, lui répetant les seuls mots qu'elle pouvait encore lui dire, sans mentir : "je t'aime, pardon, je t'aime, mais je ne te rapellerai pas".
Puis il est parti...
Sans lui à ses cotés elle se sentait si vide, si morte déja...comme une coquille vide, comme une femme sans ame, sans espoir, sans amour...
Déja pendant qu'il parlait, elle fixait ses bras...ses veines, ses poignets...mais elle savait qu'elle n'aurait pas la force de se tuer, non elle n'en aurait pas la force, trop lache, ou trop forte...non trop lache plutot...
Quand il est parti elle s'est griffée, grattée, faite saigner, partout...juste pour sentir autre chose que cette douleur qu'elle ne pouvait pas éteindre, cette douleur qu'elle ne saurait pas soulager...elle regardait les petits points de sang sur ses bras, sur son cou, sur ses épaules...les regarder et sentir, les regarder et recommencer à gratter, encore, jusqu'à ce que la douleur physique prenne le pas sur la douleur morale...se défigurer, casser cette image de belle, d'ange, que les inconscient se plaisent à lui donner...
C'est alors qu'elle comprit.
Lui est venu la nausée, l'envie de crier, de hurler, dans le silence...
C'est là qu'elle s'est décidée...a tout abandonner...tout...tout le monde...abandonner ses promesses et ses souvenirs, ses amis, ses connaissances...et lui...
Elle s'est levée, a ouvert la fenêtre dans le froid,j mais elle ne le sentait pas...elle a allumé des cigarettes, s'est mise à fumer, fumer, pour se tuer, un peu plus, ou un peu moins...
Puis elle s'est préparée, s'est faite belle, propre, aussi pour enlever son odeur à lui, celle qui l'envelopait, qui la rassurait...elle voulait tout enlever...tout recommencer...
Et c'est ainsi, propre et nouvelle, qu'elle a prit sa voiture, pour en finir enfin, pour quitter cette vie de zombi, d'handicapée sentimentale...se promettre de ne jamais le rappeller, puisque ce serait mentir, puisque le revoir ce serait comme s'autodétruire un peu plus...
C'est là qu'elle a vu l'arbre, ce bel arbre centenaire, une espece encore rare, une vrai beauté de la nature...il devrait mourrir avec elle.
Le souvenir de cette journée reste quand meme ancré en elle, elle le sait, mais elle veut essayer quand meme...
C'est là que je suis née, c'est là que je prends vie....si on suppose que c'est une vie.
Les souvenirs sont revenus à présent, tous, ceux de cette journée, ceux de cette vie là, ceux qui sont les siens, et les miens aussi....
Elle est morte...juste morte...comment ne l'ai je pas deviné ? c'etait tellement évident pourtant...
Elle est morte quand je suis née, ce n'etait pas un accident, je le sais maintenant...je me souviens...
Cet arbre dans lequel elle fonce, ce chemin loin de tout, la voiture qui accélère, le choc...puis la douleur...puis...Plus rien...
Elle est morte car elle s'est tuée...comme ça, d'un coup sec, rapide, efficace...
Je la revois encore, ses larmes brulantes sur sa joue, son coeur comme endormi par la douleur, ses lèvres serrées, tout comme ses mains sur le volant...
Oui, elle s'est tuée pour revivre...pour me donner la vie, et une chance de réparer, d'être, ce qu'elle aurait du vivre elle. Elle souffrait tant...tant...les souvenirs me reviennent...
Elle était très amoureuse, je me souviens, mais elle avait deja tellement de restrictions, persuadée que le bonheur n'était pas pour elle, jamais.
Oui déja avec lui ses sentiments étaient confus, on aurait dit que plus il lui donnait d'amour, plus le sien disparaissait...
A chaque "je t'aime" qu'elle prononçait, son esprit lui répetait : non, bien sur que non, tu vas l'abandonner, lui aussi, un beau jour, ou un mauvais qu'importe, il va disparaitre lui aussi, et ce sera bientot fini...
Mais lui y croyait, il voulais vraiment y croire, et plus il y croyait, plus elle s'éloignait, elle le savais, le sentait, mais elle ne disait rien...pas un mot...elle laissait faire...
Elle sentait ce bonheur qui lui échappait, et elle ne faisait rien...jusqu'à ses mots à lui...jusqu'à ce qu'il parte, lui disant qu'il attendrait, qu'elle soit prete, qu'elle l'appelle...
Elle savait très bien que s'il partait jamais elle ne le rappellerai, comme toujours...déja les souvenirs s'envolaient...son coeur se fermait, elle le sentait aussi...
Elel pleurait dans ses bras, lui répetant les seuls mots qu'elle pouvait encore lui dire, sans mentir : "je t'aime, pardon, je t'aime, mais je ne te rapellerai pas".
Puis il est parti...
Sans lui à ses cotés elle se sentait si vide, si morte déja...comme une coquille vide, comme une femme sans ame, sans espoir, sans amour...
Déja pendant qu'il parlait, elle fixait ses bras...ses veines, ses poignets...mais elle savait qu'elle n'aurait pas la force de se tuer, non elle n'en aurait pas la force, trop lache, ou trop forte...non trop lache plutot...
Quand il est parti elle s'est griffée, grattée, faite saigner, partout...juste pour sentir autre chose que cette douleur qu'elle ne pouvait pas éteindre, cette douleur qu'elle ne saurait pas soulager...elle regardait les petits points de sang sur ses bras, sur son cou, sur ses épaules...les regarder et sentir, les regarder et recommencer à gratter, encore, jusqu'à ce que la douleur physique prenne le pas sur la douleur morale...se défigurer, casser cette image de belle, d'ange, que les inconscient se plaisent à lui donner...
C'est alors qu'elle comprit.
Lui est venu la nausée, l'envie de crier, de hurler, dans le silence...
C'est là qu'elle s'est décidée...a tout abandonner...tout...tout le monde...abandonner ses promesses et ses souvenirs, ses amis, ses connaissances...et lui...
Elle s'est levée, a ouvert la fenêtre dans le froid,j mais elle ne le sentait pas...elle a allumé des cigarettes, s'est mise à fumer, fumer, pour se tuer, un peu plus, ou un peu moins...
Puis elle s'est préparée, s'est faite belle, propre, aussi pour enlever son odeur à lui, celle qui l'envelopait, qui la rassurait...elle voulait tout enlever...tout recommencer...
Et c'est ainsi, propre et nouvelle, qu'elle a prit sa voiture, pour en finir enfin, pour quitter cette vie de zombi, d'handicapée sentimentale...se promettre de ne jamais le rappeller, puisque ce serait mentir, puisque le revoir ce serait comme s'autodétruire un peu plus...
C'est là qu'elle a vu l'arbre, ce bel arbre centenaire, une espece encore rare, une vrai beauté de la nature...il devrait mourrir avec elle.
Le souvenir de cette journée reste quand meme ancré en elle, elle le sait, mais elle veut essayer quand meme...
C'est là que je suis née, c'est là que je prends vie....si on suppose que c'est une vie.
Les souvenirs sont revenus à présent, tous, ceux de cette journée, ceux de cette vie là, ceux qui sont les siens, et les miens aussi....
Commentaires
appel à la révolution ...
Par jfred le 21/11/2006 à 23h32
et ben moi pareil...
mais je vois le com d'isie.. 30 janvier 06?? hou lala!!!
je suis en retard non? lool
Par isie le 30/01/2006 à 13h23
contente que tu n'ais pas de voiture
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