Trianna's Secret

Juste des Mots...

What's wrong ?

le 25/07/2007 à 11h36
Je n'ai pas mal, je ne suis pas triste de partir, je ne me sens pas pressée, ni angoissée...
Je n'ai pas envie de pleurer, ni de m'effondrer dans les bras de mes amis.
Je n'ai pas l'impression de les quitter, et pas l'impression que je ne les reverrai plus.
Je ne suis pas malheureuse, je ne suis pas seule, je ne suis pas déprimée.

Alors quel est le problème ?

Le problème qui fait que mes bras me démangent à nouveau, que mon corps se bat contre moi, qu'il me fait mal, tellement de mal...
Ce qui fait que lorsque je me regarde dans la glace je suis emportée plus d'un an auparavant, avec ces mêmes marques, ces mêmes séquelles. Toutes ces traces qui font que je ne vais pas bien, pas bien du tout, et que je ne le sais pas.

Ce n'est pas que je ne sais pas, juste que je refuse. Ne pas se laisser aller, pas maintenant, pas tout de suite, aller de l'avant, ne pas résister.
Rester forte, garder la tête froide, j'ai encore tellement de choses à faire.
Je n'ai pas le temps de me poser des questions, pas le temps, de pleurer, pas le temps de penser à autre chose.
Je n'ai pas le temps, pas le droit, pas l'envie, de me mettre à pleurer, d'avoir peur, ou de perdre le nord.

Alors je reste comme ça, et j'avance, le matin je sens l'eau qui me brûle par endroits, et mes ongles sont de plus en plus courts.
Des plaques rouges par endroit, et mon téléphone qui ne sonne pas.

Si une seule chose, une seule.
Une chose que je n'arrive pas à m'enlever de la tête, de nuit comme de jour, cette chose qui me ronge chaque jour un peu plus, qui me donne envie de hurler.
Mais contre quoi ? Et contre qui ?
Quand je pose des questions il me répond, quand je lui demande la vérité il me répond, quand je lui parle il me répond encore, quand je pleure aussi.
Alors quoi ?
Est ce que mes peurs se sont toutes réunies sur ce sujet là précisément ? Juste pour ne pas m'éparpiller ?

Mais moi c'est lui dont j'ai besoin en ce moment, vraiment, lui.
Et c'est la seule chose que je n'ai pas, que je n'arrive pas à avoir, que je ne peux atteindre. il est si loin...tellement loin de moi.
La distance n'est rien comparée à ce loin là. Ce loin là me fait peur, vraiment.
J'ai envie de tout envoyer en l'air, juste pour entendre la vérité, même si elle fait mal, pour entendre des mots, des vrais mots, en lesquels je pourrai croire.
Jamais je ne les ai sentis aussi faux.

Plus rien ne me touche aujourd'hui, sauf ça.
Car rien n'a d'importance, rien ne m'arrêtera, tout dépend de moi, et ça je sais faire.
J'ai déjà tout règlé avec moi même, et avec les autres.
Mais lui...je ne sens rien venant de lui. Rien de bon, et rien de mauvais, justement. Rien.
Et ce rien me ronge. J'ai besoin de mots, de mal, de rires, de soulagement, de douleur, de n'importe quoi mais pas de rien.

Je n'ai pas le temps de m'attarder sur des détails, mais celui là est trop important pour que je l'oublis.
Je ne lis plus en lui, et je n'aime pas ça.
Me plonger dans les restes de ma vie, et terminer le travail.
Me gratter la nuit, et essayer de ne pas y penser, me soigner, essayer de ne pas trop somatiser.

Que le temps passe, et qu'il passe vite.
Que les jours deviennent des mois, et les mois des années.
Que je sois enfin grande et que tout cela soit fini, que commence enfin ma vie.
[avec ou sans lui...]


Llyann

Angoisses

le 05/07/2007 à 21h47

Elle continue d'avoir peur, malgrès tout.
El
le sait elle va, et comment, mais le temps passe trop lentement, et elle n'aime pas être dans l'attente...
Sa
vie semble tellement incertaine, elle sait que ça va passer, mes les angoisses sont là, et elles attendent juste de sortir.
Et
elles sortent...

De c
rises en crises, elle se sent fatiguée, ses nuits sont agitées, et sa journée semble vide de sens.
Il
semble toujours manquer quelque chose pour avancer, les incertitudes sont toujours quelque part, pas loin, tapies dans l'ombre, et sortent à chaque occasion.

Elle sait que tout va s'arranger, mais le futur l'angoisse, et elle a besoin d'être rassurée...mais personne n'est là.
T
out semble si facile de l'extérieur, tout le monde est content pour elle, tout le monde l'encourage, mais personne ne semble lire en elle les angoisses qui l'étreignent.

Elle fait peut être bien semblant, elle paraît peut être plus sure d'elle, ou plus heureuse qu'elle ne l'est. Peut être me qu'elle est vraiment heureuse, mais qu'elle ne le voit pas.
Elle a
toujours peur de partir, de les laisser, peur de se sentir indigne, une fille indigne, une soeur indigne, même si elle sait que c'est faux.

Une phrase lui reste dans la tête, une phrase à laquelle elle n'avait jamais pensé.
"Tu mang
es pour deux."
Si e
lle part, qui va manger pour Elle ?
C'es
t idiot, mais pourtant cette phrase reste dans sa tête, et raisonne sans arrêt...

Bie
n sur c'est faux, bien sur ça n'est pas comme cela que ça va se passer. Mais Elle perd du poids, Elle est de plus en plus faible, et ça lui fait peur.
Pour
tant elle ne peut pas rester pour Elle, elle ne peut pas vivre pour Elle, elle ne peut rien.
Mais l
e dire ne change pas grand chose, et le penser non plus.

Ell
e ne devrait pas y penser, mais sans Lui pour la rassurer, la caliner, lui dire que tout ce qu'elle doit faire doit être fait pour elle...elle perd un peu les pédales.
Ell
e se sent seule et perdue, elle n'a pas gout à grand chose, et a juste envie qu'il soit là, juste pour lui dire que tout va aller parfaitement, qu'ils seront tous les deux, qu'il ne la laissera pas tomber, qu'ils s'en sortiront.

Al
ors elle serre sa chemise contre elle, s'endort dans ses draps froid et essaye de penser à l'avenir, de façon positive, sans penser à Eux, ceux qu'elle laisse, mais plutôt à Eux, qu'elle va retrouver...en espérant que les crises d'angoisse s'arrêtent, qu'elle puisse respirer sans avoir envie de fondre en larmes...

Elle v
a le rejoindre finalement, et il lui dira les mots qu'elle a besoin d'entendre...vite...


Llyann

Paris in love

le 11/06/2007 à 22h07
Le jour s'achève, les rues sont remplies de voitures, les métros de voyageurs fatigués par leur journée, les rues par des élèves suréxités par les vacances prochaines.
Elle marche dans la rue, après une longue journée d'été, elle avance lentement, elle profite de la douceur du moment, là, dans les rues qu'elle connait par coeur, pour y être passée tous les jours, depuis presque vingt ans.

Un sourire tendre sur les lèvres, le regard levé vers le ciel, une musique douce à ses oreilles, elle rêve.
Ce n'est pas de la tristesse, ni de la peur, encore moins des regrets.
C'est juste qu'elle regarde celle qui a été sa ville pendant des années, elle la regarde et elle se dit qu'elle va louper tellement de choses...et en vivre tellement d'autres...
Un peu comme on regarde grandir un enfant loin de soi.
Un peu comme si elle laissait derrière elle une partie de l'enfant qu'elle a été.
Et c'est le cas.

Elle se dit qu'un jour ce sera son tour de dire "oh oui Paris je connais bien, j'y ai vécu des années !", et ça lui fait bizarre...vraiment.
Elle se dit que malgrès tout ce  qu'elle a pu dire, toutes ses années à bouder cette ville, enf ait elle reste bourrée de souvenirs...et elle croit qu'elle l'aime quand même.

Elle se dit qu'en fait...même si elle a du mal à se l'avouer...Paris va lui manquer.

Alors depuis ce jour elle remercide mentalement les rues qu'elle a aimé. C'est peut être idiot, ou prématuré, mais elle sourit en regardant ses rues, celles qui ont une signification particulière pour elle.
La rue de son premier baiser avec X, celle de ses fous rires avec Y, celle où habitait Z...tant et tant de souvenirs...

Alors même si elle l'a longtemps dénié, même si finalement ça lui fait mal de le dire, même si ça la fait sourire, elle doit le dire quand même...

Paris, finalement, envers et contre tout...Je t'aime :)


M@de in Llyann

Racines

le 06/06/2007 à 13h11
Racines...mes racines.
Plus que des racines d'ailleurs.
Juste là où je suis bien...là et dans tes bras...

Tout me semble si facile à présent, me dire qu'il suffit qu'il soit là, que je sois avec lui, que les miens soient là aussi.
Tout s'accélère, cet été, déjà cet été, de cette année là, et je serais loin, loin de ces 19 dernières années, loin de ceux que j'aime aussi, loin de tout ce que je connaissais, ou croyais connaitre.

Bientôt, bientôt...

L'aimer et me laisser aimer, chez moi, enfin chez moi...avec Lui.

Je n'ai pas oublié

le 07/05/2007 à 18h51

Je n'ai pas oublié les nuits passées à pleurer, les journées à faire semblant, les soirées à essayer de mettre un Non sur ce qui était arrivé.
Je n'ai pas oublié ceux qui ont été là pour moi, qui sont venu me chercher, qui ont laissé couler mes larmes, qui m'ont tendu les bras dont j'avais besoin.
Je n'ai pas oublié la douleur qui restait, les larmes que je retenais, la haine que je refoulais, l'amour qui me blessait.

Je n'ai pas oublié les folles soirées, à trop boire, trop danser, juste pour oublier.
Oublier ton nom, oublier nos promesses.
Oublier mon nom, oublier ma détresse.

Je n'ai rien oublié de ces mois passés à essayer.
Remonter la pente, fermer les yeux et ne plus y voir ton visage.
Fermer les yeux et ne plus sentir le froid que tu avais laissé dans mes draps.
Rentrer chez moi sans craindre d'être seule...ne plus avoir peur de ce mot.

Je n'ai pas oublié le mal que tu m'as fais.
Je n'oublierai pas ces mois pass à attendre que tu reviennes.
Puis ceux passé à attendre que je me revienne.

Je n'ai pas oublié les bras de ceux qui m'ont aimé, dans lesquels j'ai voulu me perdre...mais souvent sans succès.
Je n'ai pas oublié tes yeux quand on faisait l'amour, comme dans un rêve, juste parcequ'on ne voulait pas penser.
Je n'ai pas oublié ces nuits à t'appeler en pleurant, ne sachant si quelq