Cette nuit j’ai rêvé de toi…encore…et ça ne présageait rien de bon…et je ne me suis pas trompée…
Oiseau de mauvaise augure !! Sais tu qu’à chaque fois que je rêve de toi, que je pense à toi ou que je te croise, c’est mauvais signe ? Comme le corbeau pour certains tu annonce les pleurs, tu annonce ma tristesse, tu m’annonce ma souffrance…et chaque fois j’espère que je me trompe…mais non.
Te souviens tu de ces années lycée ? Du club de robotique, des concours, des trophées, de Hell 7 ?
Sais tu que c’est toi qui a éveillée Charlly ? Qu’elle dormait d’un sommeil profond…mais tu la réveillé, avec tes mots, tes gestes, ta douceur écœurante, tes soupir trop faux, tes promesses jamais tenues, et ton amour inexistant.
La frontière entre l’amour et la haine est mince…et longtemps j’ai su que je pourrai encore, malgré tout, succomber à tes charmes, car être torturée par toi était une façon de me laisser aimer, de te laisser tout contrôler, toi.
Moi qui contrôle toujours tout, tu m’as endormi avec tes mots, avec tes yeux, tes beaux yeux noirs.
Je t’ai laissé entrer dans ma vie, puis dans mes rêves les plus secrets, dans mes côtés les plus sombres, tu as bercé Llyann d’illusions, tu as glissé ton regard dans mes pensées les plus intimes, tu as tout voulu savoir, je t’ai tout donné…
Etrange comme nous étions malgré tout un duo, tes yeux noirs contre mes yeux verts, ton côté sombre contre mon côté lumière, tes silence contre mes bavardages, toi l’homme et moi l’enfant… Pour toi je me suis faite femme, puisque tu me le demandais, pour toi je me suis grandis, je me suis dévoilée, je me suis perdue. Pour moi…pour moi tu es resté le même, pour moi tu as voulu donner, mais c’était un mensonge de plus, une illusion encore.
Jamais je n’aurai imaginé te laisser ainsi occuper toute la place, te laisser me prendre ma fierté, te laisser me piétiner, t’en aller, puis revenir, m’engueuler, puis m’encourager…et tes principes à la con tu te souviens dis ?
« Ne baisse jamais les yeux mon Cœur, jamais ! Devant personne ! »
Mais devant toi il fallait bien que je les baisse, pour garder une toute petite parcelle de moi pour moi non ? Non tu n’as jamais accepté, il fallait tout te donner, sans retenue, être ta chose, être à toi, ne plus être moi aussi…
J’ai changé pour toi toute cette année là, j’ai perdu une partie de mon âme, quelque part dans tes yeux noirs, quelque part dans tes caresses, quelque part dans tes mensonges…je ne l’ai jamais récupérée…
Tu voulais me garder près de toi, même après, même quand tu m’as achevé, tu te souviens de mes yeux dis ? C’est là que tu as vraiment réveillé Charlly… pour me sauver elle t’as éloigné, elle t ‘as trahis à son tour, elle t’as menti, elle s’est enfuie…et tu n’as jamais compris.
Comment pourrait tu comprendre que te voir, te sentir était en soi un supplice, une torture, une douleur ? Cette douleur qui n’en finissait pas…elle a duré 6 mois…tu le savais n’est ce pas ? Pourtant je la cachais…le jour je pouvais te regarder, le regard droit, les regard dur, devant les autres je pouvais faire semblant, me montrer telle que je le voulais…mais le soir…combien de draps mouillés de larmes, combien de matins camouflages et de torture la journée en cours près de toi ?
2 années durant, j’ai mis mon cœur dans un coffre fort-blindé d’où il ne pouvais plus sortir, avec Llyann à l’intérieur pour qu’elle ne souffre plus, je me suis anesthésié, je me suis enfermée…pardon pour l’homme qui a partagé cela pendant 2 ans…
Mais un jour j’ai cicatrisé suffisamment pour sortir de mon coffre…et me revoilà depuis…
Julien mon bourreau, Julien mon Néo, mon tit clown, mon amour…si je te croise aujourd’hui je ne baisserai pas le regard, mais cette fois ce sera toi qui te cogneras contre le mur de mes yeux, contre cette haine, cette colère, cette fois c’est toi qui baissera ta garde, cette fois ce n’est pas Llyann que tu trouveras, mais Charlly et crois moi, elle a hâte de te voir elle aussi…
Aujourd’hui je range tout, aujourd’hui Charlly est de sortie, aujourd’hui j’ai remis Llyann dans son coffre, aujourd’hui encore Julien tu m’as prise par surprise…









